Taxi ou VTC : les vraies différences, et comment choisir
Les deux métiers partagent un examen et une partie des règles, puis divergent sur ce qui compte le plus : où trouver les clients et à quel prix.
Vérifié par Radif Partners · Charte éditoriale · Méthode et sources
Taxi et VTC passent le même examen devant la chambre de métiers et de l’artisanat, 241 € en 2026, avec un tronc commun de cinq épreuves écrites et deux épreuves propres à chaque métier, puis une épreuve pratique. Ensuite, tout diverge. Le taxi a le monopole de la maraude : lui seul peut prendre un client qui le hèle ou l’attend à une station, mais seulement dans la zone de son autorisation de stationnement, la licence, et ses tarifs sont plafonnés par l’administration. Sa carte ne vaut que dans le département de l’examen, sauf stage de mobilité. Le VTC ne travaille que sur réservation préalable (article L3120-2 du code des transports), fixe ses prix librement, exerce partout en France et doit inscrire son entreprise au registre des VTC, 170 €. L’accès coûte surtout la licence pour le taxi : gratuite après une liste d’attente, louée, ou achetée entre 30 000 et 300 000 € selon service-public. Le VTC dépend plus souvent d’une plateforme et de sa commission.
Taxi ou VTC : ce que coûte l’entrée
Le VTC coûte de plus
205 €
| Entrée en taxi | 1 501 € |
| Entrée en VTC | 1 706 € |
| Dont frais réglementés taxi / VTC | 301 € / 506 € |
Hors médecin agréé, PSC1 et véhicule, qui dépendent de vos devis.
Ce que les deux métiers ont en commun
Taxi et VTC appartiennent au même ensemble, le transport public particulier de personnes : des prestations payantes avec un véhicule de moins de dix places (article L3120-1 du code des transports). Les deux exigent une carte professionnelle, obtenue après l’examen organisé par les chambres de métiers et de l’artisanat (CMA), un casier judiciaire compatible et un avis médical favorable. Les deux renouvellent leur carte tous les 5 ans après un stage de 14 heures, comme l’explique la page formation continue.
L’examen partage un tronc commun de 5 épreuves écrites, puis 2 épreuves propres à chaque métier et une épreuve pratique. Les détails sont dans les pages examen taxi et examen VTC.
Le tableau des différences
| Taxi | VTC | |
|---|---|---|
| Épreuves écrites | 5 communes + 2 taxi, dont le territoire local | 5 communes + 2 VTC, dont le développement commercial |
| Validité de la carte | département de l’examen, sauf mobilité | toute la France |
| Trouver des clients | maraude et stations dans la zone de la licence, réservation partout | réservation préalable uniquement |
| Prix | tarifs plafonnés par arrêté, taximètre | prix libre, convenu avec le client |
| Titre d’exploitation | autorisation de stationnement (licence) | inscription au registre des VTC, 170 € |
| Véhicule | équipements de taxi : taximètre, lumineux, imprimante | critères de l’arrêté de 2015 pour un thermique : moins de 7 ans, 84 kW |
| Transport de patients | possible en taxi conventionné | non |
La clientèle : maraude ou réservation
C’est la différence de fond. L’article L3120-2 interdit à tout conducteur qui n’a pas d’autorisation de stationnement de prendre en charge un client sur la voie publique sans réservation préalable, et de s’arrêter ou de stationner en quête de clients. Le taxi, lui, détient cette autorisation (articles L3121-1 et suivants) : dans sa zone, il prend les clients qui le hèlent et attend aux stations. Hors de sa zone, il redevient un transport sur réservation.
Concrètement, un taxi d’une grande ville vit beaucoup de la rue, des gares et des aéroports, et des centrales de réservation. Un VTC vit des plateformes et de sa clientèle propre : entreprises, hôtels, particuliers fidélisés. Le premier peut travailler sans téléphone ; le second, jamais sans réservation.
Le prix : réglementé ou libre
Les tarifs du taxi sont encadrés : service-public décrit des tarifs maximaux fixés par arrêté, appliqués par le taximètre, avec affichage obligatoire dans le véhicule et note remise au client dès 25 €. Le VTC fixe son prix avec le client, souvent par l’intermédiaire d’une plateforme qui le calcule et prélève une commission. Pour les chauffeurs de plateforme, les accords conclus dans le cadre de l’autorité des relations sociales des plateformes garantissent au moins 9 € net par course.
Ce que coûte l’entrée
Hors formation, médecin et véhicule, les frais réglementés sont proches : 301 € pour le taxi (examen et carte) contre 506 € pour le VTC (examen, carte, registre et vignette), selon le moteur du site. L’écart vient d’ailleurs.
- Pour le taxi, la licence. Une autorisation gratuite s’obtient par la liste d’attente de la commune, vaut 5 ans renouvelables et ne se vend pas. Une ancienne licence cessible s’achète à un prix libre, que service-public situe entre 30 000 € et 300 000 €. On peut aussi la louer, autour de 3 500 € par mois à Paris selon la même source. La page licence taxi détaille ces trois voies.
- Pour le VTC, le véhicule et la garantie. Le véhicule doit répondre aux critères de l’arrêté, et l’exploitant qui n’est ni propriétaire ni locataire de plus de 6 mois justifie d’une garantie financière de 1 500 € par véhicule (fiche F31027).
Le mini-simulateur en haut de page met les deux métiers côte à côte avec votre devis de formation et, pour le taxi, le prix d’une licence achetée. Le simulateur de coût d’accès ajoute le médecin, le PSC1 et les dépenses de démarrage.
Les revenus : pas de moyenne publique fiable
Aucune statistique publique que nous ayons lue ne compare le revenu net moyen d’un taxi et d’un VTC de façon exploitable. Le revenu dépend des heures travaillées, de la zone, du prix moyen des courses, de la commission pour le VTC, du loyer ou du crédit de licence pour le taxi, et du statut. Le simulateur de revenu net calcule les deux métiers avec les mêmes hypothèses et les taux officiels 2026 : c’est une estimation, à refaire avec vos propres chiffres.
Comment choisir
- Vous voulez démarrer vite, sans capital : le VTC, avec un véhicule loué et une plateforme, est la voie la plus rapide ; la commission et la concurrence en sont le prix.
- Vous visez une clientèle stable et la maraude : le taxi, si vous pouvez financer ou louer une licence, ou attendre une licence gratuite.
- Vous aimez accompagner des patients : le taxi conventionné, ou le métier voisin de chauffeur de VSL, salarié du transport sanitaire.
- Vous hésitez : la mobilité professionnelle permet de passer de l’un à l’autre en ne repassant que 2 épreuves écrites et la pratique, pour 168 €, dans les 3 ans qui suivent l’admissibilité.
Les parcours complets sont dans les pages devenir taxi et devenir chauffeur VTC.