Carte professionnelle VTC : la demander, la garder, la renouveler
La carte est le dernier verrou avant le registre : sans elle, aucune inscription et aucune course.
Vérifié par Radif Partners · Charte éditoriale · Méthode et sources
La carte professionnelle VTC se demande en ligne, sur le site Démarches simplifiées, dès que la chambre de métiers et de l’artisanat vous a envoyé l’attestation de réussite à l’examen. Depuis le 12 août 2026, l’examen est la seule porte d’entrée : l’accès par l’expérience professionnelle a été supprimé par le décret n° 2026-764 du 5 août 2026, sauf pour les demandes déposées avant cette date. Le dossier réunit une pièce d’identité, le permis de conduire hors période probatoire, un justificatif de domicile de moins de trois mois, une photo, une signature, l’avis favorable d’un médecin agréé daté de moins de 2 ans et l’attestation de la CMA. Après la demande, l’Imprimerie nationale vous écrit pour le paiement, environ 60 €. La carte vaut 5 ans sur tout le territoire, se pose sur le pare-brise de façon lisible de l’extérieur et se renouvelle après un stage de 14 heures.
Ce que la carte VTC vous coûtera sur votre carrière
Carte, renouvellements et stages
370 €
| Renouvellements à prévoir | 1 |
| Stages de 14 heures | 1 |
| Carte (environ, par fabrication) | 60 € |
Qui peut demander la carte
Quatre conditions, toutes vérifiées par la préfecture au moment de la demande. Le permis B doit être détenu depuis 3 ans, ou 2 ans après une conduite accompagnée, et la période probatoire doit être terminée. Le bulletin n° 2 du casier judiciaire ne doit porter aucune des condamnations énumérées par l’article R3120-8 du code des transports : un délit routier qui a coûté la moitié des points du permis, une conduite sans permis ou malgré une annulation, ou une peine criminelle, ou correctionnelle d’au moins six mois de prison, pour vol, escroquerie, violences, agression sexuelle, trafic d’armes, extorsion ou stupéfiants.
Il faut ensuite un avis médical favorable, rendu par un médecin agréé par la préfecture sur le formulaire cerfa n° 14880, et non par votre médecin traitant. Enfin, il faut l’attestation de réussite à l’examen délivrée par la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA). C’est ce dernier point qui a changé en 2026 : la voie de l’expérience professionnelle n’existe plus pour les demandes nouvelles, comme l’explique la page carte VTC par équivalence.
La demande, étape par étape
Tout se fait en ligne, sur le formulaire « carte professionnelle de conducteur de VTC par examen » de Démarches simplifiées. Rien ne se dépose au guichet. Les pièces demandées par la CMA dans sa notice d’octobre 2025 sont les suivantes :
- une pièce d’identité en cours de validité ;
- le permis de conduire en cours de validité ;
- un justificatif de domicile, ou une attestation d’hébergement, de moins de trois mois ;
- une photo d’identité et une signature ;
- le certificat médical cerfa n° 14880 établi depuis moins de 2 ans par un médecin agréé ;
- l’attestation d’aptitude professionnelle remise par la CMA après l’examen.
Le dossier est instruit par la préfecture de votre domicile, ou par la préfecture de police si vous habitez Paris. Une fois la demande acceptée, l’Imprimerie nationale vous envoie un courriel pour payer la fabrication, environ 60 €. Aucun texte consulté ne fixe de délai de délivrance : comptez avec le calendrier de votre préfecture plutôt qu’avec une promesse de centre de formation.
Aucun délai n’oblige à demander la carte juste après l’examen, mais attendre ne sert à rien : tant qu’elle n’est pas arrivée, vous ne pouvez ni vous inscrire au registre des VTC, ni commander la vignette, ni accepter la moindre réservation.
Ce que la carte vous impose au volant
La carte se place sur le pare-brise, de façon visible depuis l’extérieur, pendant toute l’activité. Vous pouvez la retirer quand vous ne travaillez pas. Elle est valable sur tout le territoire, ce qui distingue le VTC du taxi, dont la carte est attachée au département de l’examen.
Chaque titulaire figure d’office sur le service de contrôle des cartes, appelé Cerbère : un client, une plateforme ou un agent peut vérifier en quelques secondes qu’une carte est valide. Rouler avec une carte qui ne l’est plus expose à une amende de 1 500 € selon service-public, et l’autorité administrative peut aussi donner un avertissement, suspendre ou retirer la carte d’un conducteur qui enfreint la réglementation de la profession.
En cas de perte ou de vol, il n’y a pas de duplicata : on refait une demande complète, au même tarif. Gardez une copie numérique de toutes les pièces du premier dossier, elles resserviront.
Carte, registre et vignette : trois choses différentes
On les confond souvent, parce qu’elles s’enchaînent dans les mêmes semaines. La carte est attachée à la personne : elle prouve que le conducteur a le droit d’exercer. L’inscription au registre est attachée à l’entreprise qui exploite le véhicule, même quand cette entreprise est vous-même en micro-entreprise : elle coûte 170 € et se renouvelle tous les 5 ans. La vignette rouge, enfin, est attachée au véhicule : environ 35 €, commandée depuis le compte du registre, collée à l’avant et à l’arrière.
| Élément | Attaché à | Coût indiqué | Durée |
|---|---|---|---|
| Carte professionnelle | la personne | environ 60 € | 5 ans |
| Inscription au registre | l’entreprise | 170 € | 5 ans |
| Vignette VTC | le véhicule | environ 35 € | tant que le véhicule est exploité |
Renouveler la carte tous les cinq ans
La carte expire au bout de 5 ans. Pour la renouveler, il faut d’abord suivre un stage de formation continue de 14 heures, sur deux jours, dans un centre agréé ; service-public recommande de s’y prendre 3 mois avant la fin de validité. Avec l’attestation du stage, on dépose la demande de renouvellement en ligne et l’on paie à nouveau environ 60 €. Le mini-simulateur ci-dessus additionne ces renouvellements sur toute une carrière, et le calendrier de renouvellement donne les dates exactes à partir de la date de délivrance.
La nouvelle carte entraîne une nouvelle inscription au registre : service-public demande de refaire l’inscription dès réception de la nouvelle carte. Le détail du stage, de son contenu et de son prix est sur la page formation continue et renouvellement.
Les trois erreurs qui retardent un dossier
La première est un certificat médical trop ancien : il doit dater de moins de 2 ans le jour de la demande, ce qui piège ceux qui ont passé la visite avant de s’inscrire à l’examen et ont dû le repasser. La deuxième est un justificatif de domicile de plus de trois mois. La troisième est une photo ou un scan illisible : le formulaire accepte les fichiers, l’instructeur non. Avant d’envoyer, relisez chaque pièce comme le ferait un agent de préfecture pressé.
Une fois la carte en main, l’ordre des démarches suivantes est donné par le parcours complet pour devenir VTC, et le simulateur de coût d’accès vous dit ce que l’ensemble aura coûté avant la première course.