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Artisan taxi : le statut du chauffeur propriétaire de sa licence

Être artisan taxi, c’est être chef d’entreprise : la licence, la voiture, les recettes et les risques sont à vous.

Vérifié par Radif Partners · Charte éditoriale · Méthode et sources

L’artisan taxi est un chauffeur indépendant qui exploite sa propre licence. Service-public le définit ainsi : il est propriétaire de sa licence, ses bénéfices lui reviennent entièrement, et il répond de son véhicule, de son entretien et de son assurance. Le code de l’artisanat range le transport de voyageurs par taxi parmi les activités artisanales et renvoie, à son article L125-5, aux articles L3121-1 à L3121-12 du code des transports. Pour exercer, il faut la carte professionnelle de taxi, une autorisation de stationnement exploitée personnellement, et une entreprise immatriculée au registre national des entreprises : micro-entreprise, entreprise individuelle, EURL ou SASU pour qui se lance seul. En micro-entreprise, les cotisations atteignent 21,2 % des recettes, plus 0,3 % de contribution à la formation, jusqu’à 83 600 € de chiffre d’affaires en 2026. Le transport de voyageurs relève de la TVA à 10 %. Le véhicule porte taximètre, lumineux, plaque et terminal de paiement, contrôlés chaque année.

Artisan taxi : micro-entreprise ou réel ?

Régime le plus favorable ici

réel

Net mensuel en micro-entreprise1 199 €
Net mensuel au réel1 579 €
Seuil de la micro-entreprise 202683 600 €

Net avant impôt sur le revenu. Frais : vos chiffres, payés quel que soit le régime ; seules les cotisations changent.

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Ce qu’est un artisan taxi

Le mot « artisan » n’est pas qu’une habitude de langage. Le code de l’artisanat range le transport de voyageurs par taxi parmi les activités artisanales : son article L125-5 renvoie, pour les règles de cette activité, aux articles L3121-1 à L3121-12 du code des transports. La chambre de métiers et de l’artisanat de la région est l’interlocutrice naturelle du taxi indépendant.

Service-public décrit l’artisan taxi en trois traits : il est indépendant, ses bénéfices lui reviennent entièrement, et il doit être propriétaire de sa licence. Il est responsable de son véhicule, de son entretien et de son assurance. C’est ce qui le distingue des deux autres façons d’exercer : le locataire, qui exploite la licence d’un autre en location-gérance, et le salarié d’une entreprise de taxis. La page location de licence détaille la deuxième.

Les trois conditions pour s’installer

  1. La carte professionnelle de taxi, obtenue après l’examen de la chambre de métiers, 241 € en 2026, et valable 5 ans. Elle est liée au département de l’examen. Voir examen taxi.
  2. Une autorisation de stationnement, la licence, que l’artisan exploite personnellement selon l’article L3121-1-2 du code des transports, en justifiant d’une exploitation effective et continue. Gratuite, elle s’obtient sur liste d’attente en mairie et vaut 5 ans renouvelables ; achetée, elle coûte de 30 000 € à 300 000 € selon service-public. Voir licence de taxi.
  3. Une entreprise immatriculée au registre national des entreprises.

Choisir la forme de l’entreprise

Service-public liste les formes possibles : pour qui se lance seul, micro-entrepreneur, entreprise individuelle, EURL ou SASU ; avec des associés, SARL ou SAS. L’immatriculation se fait en ligne sur le guichet des formalités des entreprises : on crée un compte personnel, puis on dépose une formalité d’entreprise. Les conseillers de la CMA peuvent accompagner la démarche.

Formes juridiques citées par service-public ; taux micro 2026 de l’Urssaf
FormeCotisationsFrais réelsPoint d’attention
Micro-entreprise21,2 % des recettes, plus 0,3 % de formation (Urssaf)non déduitsseuil de 83 600 € de recettes en 2026
Entreprise individuelle au réel, EURL à l’impôt sur le revenubarème des indépendants sur le bénéficedéduitscomptabilité complète
SASU, SASrégime des assimilés salariés sur la rémunérationdéduitsnon simulé sur ce site

Le choix tient surtout au poids des frais. Un artisan qui a acheté sa licence à crédit, qui roule beaucoup et qui paie une assurance élevée supporte des frais importants : la micro-entreprise ne les déduit pas, puisque ses cotisations portent sur les recettes, selon l’Urssaf. Le mini-simulateur compare, pour vos recettes et vos frais annuels, le net en micro-entreprise et au régime réel. L’outil TVA et statuts va plus loin.

La TVA

Sous 37 500 € de chiffre d’affaires en 2026, la franchise en base dispense de facturer la TVA, selon la fiche franchise en base de service-public ; le dépassement du seuil majoré de 41 250 € y met fin aussitôt. Au-delà, le transport de voyageurs est soumis au taux de 10 % prévu par l’article 279 du code général des impôts. Être assujetti a un avantage : récupérer la TVA payée sur le véhicule, le carburant et l’entretien, dans les limites prévues par les textes.

Les équipements et les contrôles

La fiche tarifs, équipements et affichage des taxis énumère ce que la voiture doit porter :

  • un taximètre, qui mesure le temps et la distance de la course ;
  • un dispositif lumineux portant la mention « taxi » et le nom de la commune de rattachement, vert quand le taxi est libre, rouge quand il est occupé ;
  • une plaque extérieure indiquant le numéro de la licence et les départements autorisés ;
  • un terminal de paiement par carte bancaire en état de marche ;
  • une imprimante reliée au compteur, pour éditer les notes.

La même fiche mentionne un smartphone relié au service le.taxi ; ce service est suspendu depuis le 12 juin 2026. Le taximètre et le lumineux sont vérifiés à chaque contrôle technique, qui a lieu chaque année. Le client peut payer en espèces ou par carte, quel que soit le montant. Toute course d’au moins 25 € TTC donne lieu à une note détaillée. Les tarifs maximaux de l’année sont fixés par arrêté : pour 2026, celui du 24 décembre 2025.

Obligations qui reviennent

Échéances d’un artisan taxi
ObligationRythmeTexte ou source
Contrôle technique, taximètre et lumineux comprischaque annéeservice-public F22127
Stage de formation continue14 heures avant chaque renouvellement de la cartearrêté du 11 août 2017
Carte professionnellerenouvelée tous les 5 ansservice-public F21907
Licence gratuite délivrée après 2014renouvellement demandé 3 mois avant la fin des 5 anscode des transports, L3121-2
Exploitation effective et continue de la licenceen permanencecode des transports, L3121-1-2

Le calendrier de renouvellement calcule les dates de la carte et du stage à partir de votre date de délivrance.

Les sources de recettes

L’artisan taxi peut charger des clients hélés dans sa zone ou en station, accepter des réservations, travailler avec des applications qui acceptent les taxis et, s’il remplit les conditions, transporter des patients sous convention avec l’Assurance maladie. Ce dernier marché suppose au moins 3 ans d’exploitation de la licence et des équipements propres : voir taxi conventionné. Hors de sa zone, le taxi ne peut prendre en charge qu’un client ayant réservé, comme le rappelle la page devenir taxi.

Ce qui reste à la fin du mois

Les recettes d’un artisan dépendent de la ville, des horaires et de la part de courses conventionnées : aucune statistique publique datée ne permet d’en donner une moyenne fiable. Le mini-simulateur part donc de vos recettes et de vos frais. Pour un calcul complet, avec semaines travaillées, carburant, assurance et crédit de licence, utilisez la page combien gagne un taxi et le simulateur de revenu net. Les montants obtenus sont des estimations à partir de vos hypothèses et des taux officiels 2026, pas des promesses.

Questions fréquentes

Quelle différence entre artisan taxi, taxi locataire et taxi salarié ?

L’artisan possède sa licence et exploite son entreprise : il garde tout le bénéfice et porte tous les frais. Le locataire loue la licence et le véhicule par une location-gérance d’au moins un an et verse un loyer, sans droit à l’assurance chômage. Le salarié conduit le véhicule d’une entreprise de taxis, avec un fixe et un pourcentage des recettes. Les trois ont besoin de la même carte professionnelle.

Quel statut juridique choisir pour devenir artisan taxi ?

Service-public cite, pour qui se lance seul, la micro-entreprise, l’entreprise individuelle, l’EURL ou la SASU, et la SARL ou la SAS avec des associés. La micro-entreprise est la plus simple, mais elle ne déduit aucun frais réel et s’arrête au-delà de 83 600 € de recettes en 2026. Avec une licence achetée à crédit, le régime réel est souvent plus favorable : le mini-simulateur compare les deux.

Où immatriculer une entreprise d’artisan taxi ?

Au registre national des entreprises, par le guichet unique des formalités des entreprises, en ligne : on crée un compte personnel, puis on dépose une formalité de création. La chambre de métiers et de l’artisanat de la région est l’interlocutrice des artisans et peut accompagner la démarche, puisque le code de l’artisanat range le transport par taxi parmi les activités artisanales.

Quels équipements un artisan taxi doit-il avoir dans sa voiture ?

Selon service-public : un taximètre, un dispositif lumineux portant la mention « taxi » et le nom de la commune, une plaque indiquant le numéro de la licence, un terminal de paiement par carte en état de marche et une imprimante reliée au compteur. Le taximètre et le lumineux sont vérifiés à chaque contrôle technique annuel. Une note est obligatoire pour toute course d’au moins 25 € TTC.

Un artisan taxi doit-il facturer la TVA ?

Pas forcément. Sous 37 500 € de chiffre d’affaires en 2026, la franchise en base dispense de facturer la TVA. Au-delà, ou sur option, le transport de voyageurs est taxé à 10 %, selon l’article 279 du code général des impôts, et l’artisan récupère la TVA sur ses achats. Le seuil majoré de 41 250 € déclenche la TVA dès son dépassement.

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Sources

Rédigé par

Éditeur de guides et de simulateurs pour les chauffeurs · taxi, VTC, ambulance

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