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L’examen de taxi : ce que la CMA vérifie, épreuve par épreuve

Sur sept écrits, deux n’appartiennent qu’au taxi, et l’un d’eux change d’un département à l’autre.

Vérifié par Radif Partners · Charte éditoriale · Méthode et sources

L’examen de taxi est organisé par les chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) et se passe en deux temps. Les écrits d’admissibilité comptent sept épreuves : cinq communes aux chauffeurs de taxi, de VTC et de moto-taxi (réglementation du transport de personnes, gestion, sécurité routière, français, anglais), puis deux épreuves propres au taxi, F(T) sur la connaissance du territoire et la réglementation locale, et G(T) sur la réglementation nationale des taxis. Elles pèsent 6 des 17 coefficients. On est admissible avec une moyenne pondérée d’au moins 10/20, sans note sous 6/20 (sous 4/20 en anglais). L’épreuve pratique, 45 minutes au plus dont 20 de conduite, se passe dans un véhicule équipé d’un taximètre, d’une imprimante et d’un terminal de paiement ; elle est réussie à 12/20. L’examen complet coûte 241 € en 2026, et la carte obtenue ne vaut que dans le département de l’examen.

Épreuve pratique taxi : votre note sur 20

Note de l’épreuve pratique

12,5 /20

Résultatreçu
Note minimale12 /20
Points manquants0,0
Coût d’accès au métier →

Les sept écrits et leur poids

Les écrits durent 230 minutes au total, en questions à choix multiples (QCM) corrigées par la plateforme et en questions à réponse courte (QRC) corrigées par des correcteurs désignés par la CMA. Le tableau suit le règlement de l’examen, dans sa version de décembre 2024 qui intègre l’arrêté du 20 mars 2024 : la prévention des discriminations et des violences sexistes et sexuelles est entrée dans l’épreuve A.

Source : règlement CMA de l’examen taxi, VTC et VMDTR, décembre 2024
ÉpreuveQuestionsDuréeÉliminatoire sousCoef.
A Réglementation du T3P, prévention des discriminations et des violences sexuelles et sexistes10 QCM, 5 QRC45 min6/203
B Gestion16 QCM, 2 QRC45 min6/202
C Sécurité routière20 QCM30 min6/203
D Français7 QCM, 3 QRC30 min6/202
E Anglais20 QCM30 min4/201
F(T) Connaissance du territoire et réglementation locale6 QCM, 2 QRC20 min6/203
G(T) Réglementation nationale spécifique aux taxis12 QCM, 4 QRC30 min6/203

Le calcul est simple : chaque note est multipliée par son coefficient, la somme est divisée par 17, et la moyenne, arrondie au centième, doit atteindre 10/20. Une seule note éliminatoire suffit à échouer, même avec une bonne moyenne. Les deux épreuves taxi représentent 35 % du total : un candidat faible sur le territoire ne peut pas compter sur l’anglais, coefficient 1, pour se rattraper.

F(T) : l’épreuve qui change selon le département

C’est la seule épreuve écrite dont le contenu n’est pas national. L’arrêté du 6 avril 2017 la consacre à la connaissance du territoire et à la réglementation locale, et ses sujets sont arrêtés par la CMA de région, pas par CMA France. Le programme détaillé figure en annexe de cet arrêté, au Journal officiel ; nous ne le paraphrasons pas. Ce que l’on sait de l’examen dans son ensemble donne pourtant la direction : à l’épreuve pratique, le jury pose des questions sur les sites, les monuments, les gares et les hôpitaux du parcours, et service-public rappelle que l’examinateur vérifie vos connaissances géographiques, culturelles et touristiques du territoire. Les règles locales, elles, sont fixées par arrêté préfectoral dans chaque département.

Format : 6 QCM et 2 QRC en 20 minutes, coefficient 3, éliminatoire sous 6/20. C’est court, et c’est là que les candidats venus d’ailleurs perdent des points. Une carte routière du département et la lecture des arrêtés de votre préfecture valent mieux que n’importe quel manuel national.

G(T) : la réglementation nationale des taxis

La seconde épreuve propre au taxi est plus longue : 12 QCM et 4 QRC en 30 minutes, coefficient 3. L’arrêté du 6 avril 2017 la fait porter sur la réglementation nationale de l’activité de taxi et sur la gestion propre à cette activité. Autrement dit, ce que le code des transports et ses textes d’application imposent à tous les taxis de France, de l’autorisation de stationnement à l’exercice hors de sa zone, avec un sujet identique dans tout le pays. Les pages devenir taxi et licence de taxi en donnent les règles principales, texte par texte.

Le pendant VTC de ces deux épreuves est différent : développement commercial et réglementation VTC, détaillés sur la page examen VTC. C’est ce qui permet de passer d’un métier à l’autre sans refaire le tronc commun.

L’épreuve pratique : conduire, renseigner, encaisser

Admissible, vous êtes convoqué dans les 2 mois à l’épreuve d’admission, dans le département où vous voulez exercer. Elle dure 45 minutes au plus, dont au moins 20 minutes de conduite. Les deux membres du jury jouent les clients ; l’un est un agent de la CMA, l’autre un chauffeur de taxi d’au moins 5 ans d’expérience dont la carte est valable dans le département. Un chauffeur VTC ne peut pas évaluer un candidat taxi.

Vous tirez au sort une mise en situation, qui peut ajouter une contrainte (météo, horaire, bagages, étape intermédiaire). Le jury lit l’adresse deux fois au plus, sans l’épeler. Vous avez alors 6 minutes pour programmer le GPS sur tout le trajet, montrer départ et arrivée sur un plan, et mettre en route les équipements spéciaux du taxi. Ne pas avoir démarré au bout de ce délai vaut ajournement.

Le barème taxi

Source : règlement CMA, article II
CritèrePoints
Préparation et réalisation du parcours2
Sécurité et souplesse de la conduite, respect du code de la route10
Prise en charge, relation client, informations touristiques5
Facturation et utilisation des équipements spéciaux3

Comparé au VTC, le barème taxi retire un point à la préparation du parcours et l’ajoute à la facturation, qui vaut 3 points. La raison tient en une séquence : à la dépose, le candidat taxi arrête le taximètre, imprime le ticket, le remet au jury et encaisse le montant au terminal. Un taximètre oublié en position libre, une imprimante mal reliée, un terminal qu’on ne sait pas manipuler, et ce sont des points perdus sur une épreuve où il faut 12/20. Le mini-simulateur en haut de page vous montre l’effet de chaque critère sur la note.

La facturation de l’examen reflète le métier. Dans la vie réelle, service-public impose de remettre une note dès que la course atteint 25 € TTC, quel que soit le montant pour un transport médicalisé, et d’en garder le double 2 ans ; le détail est dans la fiche tarifs et équipements des taxis.

Ce qui fait échouer d’office

  • dépasser les 6 minutes de préparation ;
  • ne pas réussir à atteindre la destination ;
  • une intervention du jury sur la double commande ou le volant, par exemple pour un couloir de bus emprunté sans autorisation locale ;
  • un véhicule non conforme, des papiers manquants, des chaussures ouvertes ou des signes d’alcool ou de stupéfiants : dans ce dernier cas, aucun passage n’est décompté, mais les frais sont à repayer.

S’inscrire et payer

L’inscription se fait sur la plateforme nationale des CMA. Le dossier réunit une pièce d’identité, ou un titre de séjour autorisant à travailler pour un candidat hors Union européenne, un permis B hors période probatoire, une photo, une signature et un justificatif de domicile de moins de trois mois. Ni certificat médical ni PSC1 à ce stade, rappelle la foire aux questions de la CMA : ils servent à la carte.

La CMA a 5 jours ouvrés pour examiner les pièces. Une fois le dossier validé, elle garantit de vous faire passer les épreuves et de donner le résultat pratique dans les 4 mois suivant le dépôt. Le calendrier national prévoit 11 sessions d’écrits par an, avec au moins une par trimestre dans chaque région.

Source : CMA, guide des examens, tarifs 2025 et 2026
Formule20252026
Examen complet237 €241 €
Mobilité professionnelle (épreuves taxi et pratique)165 €168 €
Épreuve pratique seule116 €118 €

Les droits sont définitifs une fois le dossier validé, sauf force majeure justifiée par écrit dans les 7 jours qui suivent l’examen. Le simulateur de coût d’accès ajoute la carte, le médecin, le PSC1 et la formation pour le budget complet.

Venir du VTC : la mobilité professionnelle

Un candidat déclaré admissible aux écrits complets de l’examen VTC (ou moto-taxi) peut, dans les 3 ans qui suivent la notification de ses résultats, ne passer que F(T) et G(T). Il doit y obtenir une moyenne d’au moins 10/20 sur ces deux épreuves, sans note éliminatoire, puis réussir la pratique taxi. Il joint à son inscription le relevé de notes d’admissibilité. Le tarif est de 168 € en 2026.

Exception notable : une carte VTC obtenue par équivalence d’expérience n’ouvre pas cette voie, puisque son titulaire n’a jamais passé le tronc commun. Depuis la fermeture de l’équivalence le 12 août 2026, ce cas ne concerne plus que les cartes anciennes.

Après la réussite

La CMA délivre une attestation d’aptitude professionnelle. Avec elle, l’avis du médecin agréé et le PSC1, vous demandez la carte en préfecture ; elle sera limitée au département de l’examen, extensible par un stage de mobilité. La suite du parcours, statut et licence compris, est décrite sur la page devenir chauffeur de taxi, et l’accès à une autorisation de stationnement sur la page licence de taxi.

Une contestation se fait par écrit au président de la CMA, dans les 2 mois suivant la décision. La copie d’écrit peut être consultée sur place pendant un an, sans photo ni photocopie.

Questions fréquentes

Qui rédige les sujets de l’épreuve locale F(T) ?

La CMA de votre région, et non CMA France. Le règlement de l’examen prévoit que les sujets des épreuves nationales sont arrêtés par CMA France, mais que ceux de l’épreuve F(T), de portée locale, sont arrêtés par la CMA selon les règles de l’arrêté du 21 juin 2024. L’épreuve compte 6 QCM et 2 questions à réponse courte en 20 minutes, coefficient 3.

Combien coûte l’examen de taxi en 2026 ?

241 € pour l’examen complet, écrits et pratique, selon le guide des examens des CMA, contre 237 € en 2025. Un candidat qui vient du VTC par la mobilité professionnelle paie 168 €, et un nouveau passage de la seule épreuve pratique coûte 118 €. Ces droits ne comprennent pas la location du véhicule équipé pour l’épreuve de conduite.

Combien de fois peut-on repasser la pratique du taxi après un échec ?

Deux fois encore, dans l’année qui suit la publication des notes d’écrit, d’après le règlement de la CMA : 3 passages au total. Chaque nouveau passage se paie (118 € en 2026). Au-delà de ce délai, ou après le troisième échec, il faut se réinscrire à l’examen complet. Un échec aux écrits impose de tout repasser.

Doit-on passer l’examen dans le département où l’on veut travailler ?

Pour la pratique, oui : le règlement précise que le candidat taxi est convoqué uniquement dans le département objet de sa demande d’exercice, au premier passage comme aux suivants. La carte délivrée ensuite ne vaut que dans ce département, ce que confirme la foire aux questions de la CMA. Pour élargir sa zone, il faut un stage de mobilité, pas un nouvel examen.

Les taux de réussite à l’examen taxi sont-ils publiés ?

Oui. Chaque CMA doit publier, au plus tard 1 mois après chaque session, le nombre d’inscrits et de présents, les moyennes par épreuve et le taux de réussite, détaillés par département ; CMA France publie une synthèse nationale par trimestre. Nous ne les avons pas relevés et n’en citons donc aucun : consultez la page de votre CMA.

Quel véhicule faut-il pour l’épreuve pratique taxi ?

Un véhicule assuré, à jour de son contrôle technique, à quatre portes, avec double commande et doubles rétroviseurs, un taximètre homologué, un dispositif lumineux, une imprimante connectée au taximètre et un terminal de paiement non connecté. Le taximètre peut ne pas être réglé sur le tarif du département. En location, il faut l’attestation d’assurance et le contrat ou la facture.

Pages et simulateurs associés

Sources

Rédigé par

Éditeur de guides et de simulateurs pour les chauffeurs · taxi, VTC, ambulance

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