La signalétique VTC : vignettes, macaron temporaire et règles de pose
Un arrêté de 2017, retouché en 2025, dit tout : qui la fabrique, où elle se colle, quand elle cesse de valoir.
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La signalétique des voitures de transport avec chauffeur est fixée par l’arrêté du 6 avril 2017, dans sa version en vigueur depuis le 2 août 2025. Elle se compose de deux vignettes autocollantes rouges, fabriquées par l’Imprimerie nationale et commandées depuis le compte de l’exploitant au registre des VTC, pour environ 35 € selon service-public. L’une se colle en bas à gauche du pare-brise avant, l’autre en bas à droite de la lunette arrière. Depuis l’arrêté du 24 juillet 2025, elles doivent être collées de manière inamovible, sans pouvoir être décollées sans être détruites. Chaque vignette porte le numéro d’inscription de l’exploitant, l’immatriculation du véhicule, un code-barres en deux dimensions et un numéro de référence. En attendant les vignettes définitives, une signalétique temporaire imprimée sur papier vaut 30 jours au plus. La signalétique cesse d’être valable quand la voiture n’est plus conforme ou quand l’inscription au registre expire.
Vos commandes de signalétique VTC sur cinq ans
Signalétique à commander, environ
70 €
| Commandes | 2 |
| Prix indiqué par commande | environ 35 € |
| Vignette temporaire, au plus | 30 jours |
Une commande par véhicule validé au registre, plus une à chaque changement de voiture. La signalétique cesse d’être valable au plus tard à la fin de l’inscription, soit 5 ans.
Le texte de référence
Tout tient dans un arrêté de sept articles et une annexe : l’arrêté du 6 avril 2017 relatif à la signalétique des voitures de transport avec chauffeur. Sa version en vigueur date du 2 août 2025, après une seule retouche, l’arrêté du 24 juillet 2025, publié au Journal officiel le 1er août 2025. Ce qui suit reprend ces deux textes article par article, complétés par la fiche service-public F31027 pour le prix et la couleur.
Ce qu’est la signalétique
L’article 1er définit la signalétique comme des vignettes conformes au modèle figurant en annexe, produites par l’Imprimerie nationale. Il en existe deux formes :
- la signalétique permanente : deux vignettes autocollantes, rouges pour une voiture selon service-public ;
- la signalétique temporaire : un document imprimé sur papier libre à partir d’un modèle électronique.
L’annexe décrit les quatre informations propres à chaque véhicule portées sur la vignette, au nombre de 4 :
| Information | Rôle |
|---|---|
| Numéro d’inscription de l’exploitant au registre | relier la voiture à l’entreprise autorisée |
| Numéro d’immatriculation du véhicule | empêcher le transfert d’une voiture à l’autre |
| Code-barres en deux dimensions | permettre un contrôle rapide par lecture |
| Numéro de référence | identifier la vignette elle-même |
C’est ce qui distingue la vignette d’un simple logo : elle est nominative pour un exploitant et un véhicule. Un macaron « VTC » acheté dans le commerce n’a aucune valeur.
Commande et délivrance
L’article 2 lie la signalétique au registre : la vignette permanente est délivrée pour chaque véhicule validé dans l’inscription de l’exploitant. On la commande donc depuis le compte du registre des VTC, rubrique de commande des macarons, une fois l’inscription acceptée. Service-public en indique le coût : environ 35 €.
La signalétique temporaire est délivrée immédiatement après le paiement, pour couvrir l’attente des vignettes définitives ou une mise à jour de l’inscription, comme l’ajout d’une voiture. Le site du registre l’envoie par courriel au format PDF ; on l’imprime et on la place derrière le pare-brise.
Où et comment la coller
L’article 4 fixe les emplacements, sans alternative :
- une vignette dans l’angle inférieur gauche du pare-brise avant ;
- une vignette dans l’angle inférieur droit de la lunette arrière ;
- la signalétique temporaire, en bas à gauche du pare-brise avant.
Depuis le 2 août 2025, les deux vignettes permanentes doivent être « collées de manière inamovible sans détruire les vignettes ». L’arrêté du 24 juillet 2025 n’a changé que ces mots, mais ils ferment une pratique : poser la vignette de façon amovible pour la retirer en dehors des heures de travail ou la passer d’une voiture à l’autre. La carte professionnelle, elle, reste un document distinct, posé sur le pare-brise pendant l’activité et retirable ensuite, comme l’explique la page carte VTC.
Quand la vignette cesse de valoir
L’article 3 prévoit trois fins de validité pour la signalétique permanente :
- le véhicule ne remplit plus les conditions techniques, par exemple une voiture thermique qui atteint ses sept ans ;
- l’inscription de l’exploitant au registre arrive à son terme, au plus tard après 5 ans ;
- l’autorisation temporaire d’utilisation du véhicule prend fin.
La signalétique temporaire, elle, ne vaut que 30 jours au plus selon service-public. Le mini-simulateur compte les commandes à prévoir sur la durée d’une inscription : une par voiture déclarée, plus une à chaque changement de véhicule.
Changer de voiture, renouveler l’inscription
Parce qu’elle porte l’immatriculation, la vignette ne suit jamais le chauffeur : elle reste attachée à la voiture. Un changement de véhicule se déclare dans le compte du registre dans les 15 jours, puis appelle une nouvelle commande. C’est un coût récurrent à intégrer quand on loue des voitures pour de courtes durées : la page location de voiture VTC l’intègre à la comparaison des formules.
Au renouvellement de l’inscription, tous les 5 ans, la signalétique liée à l’ancienne inscription cesse aussi de valoir : prévoyez la commande dans le calendrier du registre. Le calendrier de renouvellement donne les dates à partir de votre inscription.
Moto-taxi : la vignette bleue
Les véhicules motorisés à deux ou trois roues, les VMDTR, relèvent du même registre mais d’une vignette bleue selon service-public. Les critères du véhicule sont propres aux deux-roues ; ils figurent sur la même fiche de service-public.
Ce que la signalétique ne remplace pas
La vignette prouve que la voiture appartient à une entreprise inscrite. Elle ne dispense ni de la carte professionnelle du conducteur, ni de la réservation préalable de chaque course, ni de l’assurance de l’activité. Le parcours pour devenir VTC replace ces obligations dans l’ordre.