Formation taxi : ce qui est exigé, ce qui est conseillé, ce que ça coûte
Le seul passage imposé pour devenir taxi est l’examen de la chambre de métiers, pas le centre de formation.
Vérifié par Radif Partners · Charte éditoriale · Méthode et sources
Aucun texte n’impose de suivre une formation avant l’examen de taxi. La fiche F21907 de service-public la dit « fortement recommandée » mais « pas obligatoire », et le règlement des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) accepte les candidats libres. Une formation dure de 50 à 300 heures environ et coûte de 400 à 3 000 € environ ; le compte personnel de formation (CPF) peut la payer, et France Travail peut aider les demandeurs d’emploi. La liste des centres agréés est publiée par la préfecture. L’examen, lui, se paie à part : 241 € en 2026 pour sept écrits, dont l’épreuve locale de connaissance du territoire, et une épreuve pratique de conduite avec taximètre. Trois formations restent obligatoires : le PSC1 (premiers secours) de moins de 2 ans pour obtenir la carte, le stage de formation continue de 14 heures tous les 5 ans, et le stage de mobilité de 14 heures (35 à Paris) pour travailler dans un autre département.
Formation taxi : combien jusqu’à la carte ?
Coût total jusqu’à la carte
1 921 €
| Frais réglementés (examen CMA + carte) | 301 € |
| Vos devis (formation, PSC1, médecin) | 1 620 € |
| Si vous ratez la pratique | 2 039 € |
| Si vous ratez les écrits | 2 162 € |
Examen 241 € et carte environ 60 € (CMA, service-public). Les prix privés sont vos saisies.
Ce que disent les textes sur la formation initiale
La fiche F21907 de service-public consacre sa quatrième étape à la formation avant l’examen. Deux phrases fixent la règle : la formation est fortement recommandée pour avoir une chance de réussir, et elle n’est pas obligatoire. Le règlement de l’examen des CMA va dans le même sens en ouvrant l’inscription aux candidats libres. La foire aux questions de la CMA rappelle de son côté que le certificat médical et le PSC1 ne servent qu’au moment de la carte : à l’inscription, on vous demande une pièce d’identité, le permis B, une photo et un justificatif de domicile, rien de plus.
Il n’existe donc aucun programme réglementaire de la formation taxi, ni durée minimale, ni agrément qui conditionnerait l’accès à l’examen. Ce que l’État fixe, c’est le contenu des épreuves, par arrêté, modifié en dernier lieu par l’arrêté du 20 mars 2024. Un centre se juge donc sur sa fidélité à ce programme, et en particulier sur la part qu’il réserve à l’épreuve locale.
Ce que la préparation doit couvrir
Sur les sept écrits, six ont un sujet identique dans toute la France. Le septième, F(T), porte sur la connaissance du territoire et la réglementation locale, et ses sujets sont arrêtés par la CMA de région. C’est l’épreuve qui distingue une préparation taxi d’une préparation VTC, et celle où un candidat installé depuis peu dans le département perd le plus de points.
| Épreuve | Portée du sujet | Coefficient | À travailler en priorité |
|---|---|---|---|
| A Réglementation du T3P, prévention des discriminations et des violences sexuelles et sexistes | nationale | 3 | code des transports, discriminations, violences sexistes |
| B Gestion | nationale | 2 | comptabilité simple, statuts, coût de revient |
| C Sécurité routière | nationale | 3 | code de la route, fatigue, alcool |
| D Français | nationale | 2 | compréhension de texte, rédaction courte |
| E Anglais | nationale | 1 | accueil d’un client étranger, vocabulaire du trajet |
| F(T) Connaissance du territoire et réglementation locale | locale (CMA de région) | 3 | gares, hôpitaux, sites touristiques, arrêtés préfectoraux |
| G(T) Réglementation nationale spécifique aux taxis | nationale | 3 | autorisation de stationnement, tarifs, exercice hors zone |
La moyenne pondérée doit atteindre 10/20 sur un total de 17 coefficients, sans aucune note éliminatoire. La pratique compte ensuite pour une épreuve entière : 20 minutes de conduite au moins, la relation au client et la facturation au taximètre, avec 12/20 pour être reçu. Le détail des barèmes et des cas d’ajournement est sur la page examen taxi.
Durée, prix et format : lire une offre
Service-public situe la formation entre 50 et 300 heures, et son prix entre 400 € et 3 000 € environ. La plupart des centres donnent une partie des cours à distance, et le paiement se fait en ligne ou sur place. Trois questions séparent les offres bien plus que le prix affiché :
- combien d’heures portent sur l’épreuve locale F(T), avec des cartes et des cas du département où vous passerez la pratique ;
- combien d’heures de conduite sont prévues dans un véhicule équipé comme un taxi, avec taximètre, imprimante et terminal de paiement ;
- si le véhicule du jour de la pratique et les droits d’examen sont compris.
Le mini-simulateur en haut de page additionne votre devis, vos frais de PSC1 et de médecin, les droits de la CMA et la carte, puis montre ce que coûterait un échec à l’une ou l’autre partie. Les frais réglementés viennent de nos paramètres ; les prix privés sont les vôtres, et nous n’en publions aucun.
| Poste | Montant 2026 | Fixé par |
|---|---|---|
| Formation (facultative) | 400 € à 3 000 € environ | le centre |
| Examen complet | 241 € | la CMA |
| Examen après admissibilité VTC (mobilité) | 168 € | la CMA |
| Pratique seule, après un échec | 118 € | la CMA |
| Carte professionnelle | environ 60 € | service-public |
| PSC1, médecin agréé | selon devis | l’organisme, le médecin |
En 2025, l’examen complet coûtait 237 €. La hausse est faible, mais elle rappelle que les droits se vérifient sur le guide des examens de la CMA au moment de l’inscription, pas sur une plaquette de centre.
Payer avec le CPF ou une aide de France Travail
Service-public cite le compte personnel de formation pour la formation taxi, et renvoie les demandeurs d’emploi vers France Travail, qui peut aider au financement et propose un outil de recherche des formations. Le CPF finance une session précise, inscrite dans l’offre éligible : un centre ne peut pas promettre une prise en charge qui dépend d’un autre que lui. Pour un salarié en reconversion, la question se pose aussi des heures d’absence : un stage de plusieurs semaines se prépare avec l’employeur.
Les trois formations que personne ne peut éviter
Le PSC1, avant la carte
Parmi les conditions pour devenir taxi, service-public cite une formation de prévention et secours civiques de niveau 1 suivie depuis moins de 2 ans. La préfecture la vérifie lors de la demande de carte, avec l’avis du médecin agréé et le permis B détenu depuis 3 ans, 2 après une conduite accompagnée. Un PSC1 ancien est à refaire : programmez-le dans les semaines qui précèdent la demande.
La formation continue, tous les cinq ans
L’arrêté du 11 août 2017 impose un stage de 14 heures en présentiel, dans une session réservée aux taxis, avant chaque renouvellement de la carte valable 5 ans. Il réunit trois modules obligatoires, dont la réglementation propre au taxi, et un module au choix. Service-public conseille de le suivre 3 mois avant l’échéance. Le calendrier et la démarche sont sur la page formation continue et renouvellement.
La mobilité, pour changer de département
La carte de taxi ne vaut que dans le département où l’examen a été réussi. Pour en ajouter un, il faut un stage de 14 heures, 35 heures pour Paris, sur le nouveau territoire et sa réglementation, puis une nouvelle carte. Service-public plafonne l’exercice à 4 départements. Si vous savez déjà que vous travaillerez ailleurs, passez plutôt l’examen dans ce département-là : la pratique se passe là où vous demandez à exercer.
Se préparer seul : ce qu’il faut prévoir
Un candidat libre économise le prix du centre, pas tout le reste. Il lui faut un véhicule conforme au règlement pour la pratique : quatre portes, double commande et doubles rétroviseurs, un taximètre, un dispositif lumineux, une imprimante reliée au compteur et un terminal de paiement. Cette location ne fait pas partie des droits d’examen. Pour les écrits, le programme officiel et les annales suffisent à qui travaille avec méthode, à condition de ne pas négliger l’anglais et le français, notés comme les autres.
La meilleure préparation de l’épreuve F(T) reste le terrain : parcourir les axes, repérer les gares et les établissements de santé, lire les arrêtés de la préfecture. Aucun manuel national ne la couvre en entier.
Après la formation
Reçu, vous demandez la carte en préfecture avec l’attestation de la CMA, l’avis médical et le PSC1. Vient ensuite le choix du statut et de la licence, gratuite sur liste d’attente, achetée ou louée, détaillé sur les pages devenir taxi et licence de taxi. Pour le budget de démarrage complet, véhicule compris, utilisez le simulateur du coût d’accès. Si vous hésitez encore entre les deux métiers, la formation VTC partage le même tronc commun.