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Capacité de transport de personnes : l’attestation, l’examen, les dispenses

Sans cette attestation au nom d’un gestionnaire, aucune entreprise de transport public de personnes n’entre au registre.

Vérifié par Radif Partners · Charte éditoriale · Méthode et sources

La capacité de transport de personnes est l’attestation de capacité professionnelle exigée du gestionnaire de transport pour inscrire une entreprise de transport public routier de personnes au registre tenu par l’État (code des transports, articles L3113-1 et R3113-38). Elle existe en deux versions, délivrées par le préfet de région. L’attestation complète, valable pour tous les véhicules dont les autocars, s’obtient par un examen écrit portant sur les matières de l’annexe I du règlement (CE) n° 1071/2009 (article R3113-35) ou par un diplôme qui les couvre toutes. L’attestation limitée aux véhicules de 9 places au plus, conducteur compris, demande une formation dans un centre agréé puis un examen écrit (article R3113-39), ou 2 ans de gestion continue d’une entreprise de transport de personnes, interrompue depuis moins de 10 ans (article R3113-40). Le chauffeur de taxi ou de VTC n’en a pas besoin : son activité relève d’un autre titre du code, avec sa carte professionnelle.

Capacité de transport : quelle attestation, par quelle voie ?

Attestation à obtenir

véhicules de 9 places au plus

Voie ouverteformation puis examen écrit, ou diplôme listé
Stage d’actualisation possiblenon
Délivrée parle préfet de région
Coût d’accès au métier →

À quoi sert l’attestation

Toute entreprise de transport public de personnes établie en France doit être inscrite à un registre tenu par l’État, et l’inscription peut être subordonnée à des conditions d’établissement, d’honorabilité professionnelle, de capacité financière et de capacité professionnelle (article L3113-1 du code des transports). La capacité professionnelle n’est pas demandée à l’entreprise en bloc : elle est portée par une personne, le gestionnaire de transport, qui doit détenir l’attestation (article R3113-38). Dans une petite structure, c’est souvent le dirigeant lui-même.

L’attestation ne donne pas le droit de conduire : c’est un titre de gestion. Le conducteur d’un car a besoin du permis D et de la qualification initiale, détaillés dans la page devenir chauffeur de bus. Une même personne peut cumuler les deux rôles.

Qui en a besoin, et qui n’en a pas besoin

L’attestation concerne les transports publics collectifs : lignes régulières, transport scolaire, services occasionnels comme les excursions, les navettes d’événements ou les transferts de groupes, transport à la demande. L’entreprise vend un transport de personnes, à titre onéreux.

Deux familles en sont dispensées par la structure même du code. Les taxis et les VTC relèvent d’un titre propre, qui s’applique aux prestations payantes avec des véhicules de moins de dix places, à l’exclusion des transports publics collectifs (article L3120-1) : leur sésame est la carte professionnelle, après l’examen de la chambre de métiers, puis, pour le VTC, le registre des VTC. Les services privés, ensuite : une entreprise ou une association qui transporte son propre personnel ou ses membres pour ses besoins normaux de fonctionnement n’exerce pas une activité de transport public (article L3131-1).

Deux attestations, deux périmètres

Source : code des transports, articles R3113-35 à R3113-40, lus sur Légifrance le 4 octobre 2026
Attestation complèteAttestation limitée à 9 places
Véhicules couvertstous, dont autocars et autobus9 places au plus, conducteur compris
Voie de l’examenexamen écrit sur l’annexe I du règlement (CE) n° 1071/2009 (R3113-35)formation dans un centre agréé, puis examen écrit sur un référentiel ministériel (R3113-39)
Voie du diplômediplôme couvrant toutes les matières de l’annexe I (R3113-36, 1°)diplôme couvrant le référentiel, parfois avec l’examen écrit (R3113-40, 1°)
Voie de l’expériencegestion continue pendant les 10 ans précédant le 4 décembre 2009 (R3113-36, 2°)2 ans de gestion continue et principale, arrêt depuis moins de 10 ans (R3113-40, 2°)

Le choix dépend de la flotte visée, pas de la taille de l’entreprise. Une société qui exploite un seul minibus de plus de neuf places, conducteur compris, a besoin de l’attestation complète. Une entreprise de dix monospaces de huit places passagers peut se contenter de l’attestation limitée.

L’examen de l’attestation complète

L’article R3113-35 prévoit un examen écrit obligatoire sur les matières énumérées à l’annexe I du règlement européen de 2009 qui encadre la profession de transporteur par route. Ce programme couvre le droit civil, commercial, social et fiscal, la gestion commerciale et financière de l’entreprise, l’accès au marché, les normes techniques, la sécurité routière. L’organisation de l’examen est financée par une redevance pour service rendu, limitée à un seul passage. Le jury, national, réunit des représentants de l’administration, des organisations professionnelles et des organismes de formation ; sa composition est fixée par l’arrêté du 2 septembre 2025.

Les articles lus ne fixent ni le montant de la redevance, ni le calendrier des sessions, ni la note de réussite : ces éléments sont publiés à part par l’administration chaque année. Nous ne les reprenons pas tant que nous ne les avons pas lus sur une source officielle datée.

L’attestation limitée aux véhicules légers

L’article R3113-39 vise les entreprises qui utilisent exclusivement des véhicules de 9 places au plus, conducteur compris. L’attestation est délivrée par le préfet de région aux personnes qui ont suivi une formation conclue par un examen écrit obligatoire, sur un référentiel de connaissances défini par le ministre chargé des transports. Les centres de formation sont agréés par le préfet de région pour 5 ans au plus, et contrôlés : l’agrément peut être suspendu ou retiré (articles R3113-39-1 à R3113-39-6). La personne qui gère une entreprise visée au 6° de l’article 5 du décret n° 85-891 du 16 août 1985 et qui demande l’attestation est dispensée de la formation.

C’est cette attestation que l’usage appelle encore « capacité LOTI », en souvenir de la loi d’orientation des transports intérieurs du 30 décembre 1982. Le nom est resté, le régime est aujourd’hui celui du code des transports.

Le piège des services occasionnels en zone urbaine

L’attestation limitée ouvre le transport de personnes avec des véhicules légers, mais le code des transports en encadre l’usage. Depuis le 1er janvier 2021, l’article L3112-1 impose que, lorsque le départ et l’arrivée d’un transport occasionnel se situent dans le ressort d’une même autorité organisatrice soumise à l’obligation d’établir un plan de mobilité, le service soit exécuté avec un véhicule comportant plus de 8 places assises en plus du conducteur. Les services occasionnels en véhicule léger sont en outre soumis aux règles de réservation préalable des taxis et VTC (article L3120-2).

En pratique, l’activité d’une entreprise de transport léger se concentre sur ce que ces règles laissent ouvert : trajets qui sortent du ressort de l’autorité organisatrice, transport scolaire ou conventionné avec une collectivité, services réguliers. Vérifiez votre modèle sur votre territoire avant d’investir dans la formation.

Expérience, actualisation, attestations étrangères

Une personne qui n’a pas géré d’entreprise de transport public de personnes pendant les 5 années précédant sa demande peut devoir suivre, avant d’être désignée gestionnaire de transport, une formation d’actualisation des connaissances dans un centre habilité (article R3113-41). Les attestations délivrées dans un autre État de l’Union européenne valent preuve suffisante (article R3113-37), et celles délivrées avant le 4 décembre 2011 sont réputées équivalentes au modèle européen (article R3113-42).

Après l’attestation

L’attestation n’est qu’une des quatre conditions de l’inscription au registre. L’entreprise doit aussi justifier d’un établissement, de l’honorabilité professionnelle de ses dirigeants et de sa capacité financière, puis reçoit une licence et autant de copies certifiées que de véhicules. Ces étapes, et les montants de capitaux à réunir, sont détaillés sur la page licence de transport. Le choix de la structure juridique, entreprise individuelle ou société, se pose ensuite comme pour tout transporteur : la page statut juridique du chauffeur en résume les termes, et la page devenir chauffeur VTC décrit l’autre voie, celle du transport particulier.

Questions fréquentes

Un chauffeur VTC a-t-il besoin de la capacité de transport ?

Non. L’article L3120-1 du code des transports place les prestations payantes avec des véhicules de moins de dix places, taxis et VTC, dans un titre à part, qui exclut les transports publics collectifs. Le VTC passe l’examen de la chambre de métiers, obtient sa carte professionnelle et inscrit son entreprise au registre des VTC. La capacité de transport concerne les entreprises de transport collectif.

Qu’appelle-t-on la capacité LOTI ?

C’est le nom courant de l’attestation de capacité professionnelle limitée aux véhicules de 9 places au plus, conducteur compris. LOTI renvoie à la loi d’orientation des transports intérieurs de 1982, dont les règles sont aujourd’hui reprises dans le code des transports. L’attestation est délivrée par le préfet de région après une formation et un examen écrit, ou sur diplôme, ou après 2 ans de gestion d’une entreprise du secteur (articles R3113-39 et R3113-40).

Peut-on obtenir la capacité de transport sans passer l’examen ?

Oui, dans deux cas. Un diplôme figurant sur la liste fixée par arrêté, qui couvre toutes les matières exigées, permet d’obtenir l’attestation (articles R3113-36 et R3113-40). Pour l’attestation limitée aux petits véhicules, 2 années de gestion continue et principale d’une entreprise de transport public de personnes suffisent, si l’activité n’a pas cessé depuis plus de 10 ans.

La capacité de transport de personnes expire-t-elle ?

L’attestation n’a pas de date de fin dans les articles R3113-35 à R3113-42. En revanche, une personne qui n’a pas géré d’entreprise de transport public de personnes dans les 5 années précédant sa demande peut être obligée par le préfet de région de suivre une formation d’actualisation des connaissances avant d’être désignée gestionnaire de transport (article R3113-41).

Une attestation obtenue dans un autre pays de l’Union est-elle reconnue ?

Oui. L’article R3113-37 du code des transports reconnaît comme preuve suffisante de capacité professionnelle les attestations délivrées par les autorités compétentes des autres États membres de l’Union européenne, selon le modèle du règlement (CE) n° 1071/2009. Les attestations délivrées avant le 4 décembre 2011 sont réputées équivalentes (article R3113-42).

Avec une capacité limitée aux petits véhicules, peut-on faire du transport occasionnel en ville ?

Pas partout. Selon l’article L3112-1 du code des transports, un service occasionnel dont le départ et l’arrivée sont dans le ressort d’une même autorité organisatrice tenue d’établir un plan de mobilité doit être exécuté avec un véhicule comportant plus de 8 places assises en plus du conducteur. Les véhicules légers y sont donc exclus.

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Sources

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Éditeur de guides et de simulateurs pour les chauffeurs · taxi, VTC, ambulance

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