Combien gagne un chauffeur de taxi : ce qui reste après la licence et les charges
Un artisan taxi ne touche pas de salaire : il garde ce qui reste des recettes, et la licence en décide une bonne part.
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Un chauffeur de taxi artisan ou locataire n’a pas de salaire : son revenu est ce qui reste des recettes encaissées au compteur après la TVA, les frais du véhicule, l’éventuel loyer ou remboursement de la licence et les cotisations sociales. Aucune statistique publique de revenu des taxis n’a été relevée pour ce site ; les chiffres ci-dessous sont des estimations du simulateur, à partir d’hypothèses que vous pouvez remplacer. Avec 1 500 € de recettes par semaine sur 46 semaines, au réel, le simulateur estime environ 2 579 € nets par mois avant impôt pour un taxi qui possède sa licence, contre environ 613 € pour un locataire qui paie 3 500 € de loyer mensuel, ordre de grandeur parisien publié par service-public. Le taxi salarié, lui, perçoit un salaire fixe et un pourcentage des recettes du compteur, sans pouvoir être payé sous le Smic.
Combien gagne un taxi : votre cas
Net estimé par mois, avant impôt
2 663 €
| Net par heure | 13,90 € |
| Cotisations par mois | 1 124 € |
| TVA à reverser par mois | 523 € |
Micro-entreprise, 46 semaines, frais de véhicule d’exemple : à remplacer dans le simulateur complet.
Pourquoi on ne peut pas parler de « salaire » pour un artisan taxi
Service-public le dit en une ligne pour l’artisan : ses bénéfices lui reviennent entièrement. Le locataire, lui, perçoit la totalité de ses recettes et paie un loyer. Ni l’un ni l’autre n’a de fiche de paie. Ce qu’ils gagnent dépend de six choses qui se multiplient ou se soustraient : les recettes encaissées au compteur, la façon dont la licence a été obtenue, les frais du véhicule, la TVA, les cotisations sociales et le nombre d’heures passées au volant.
C’est pour cela que cette page ne donne pas de « salaire moyen du taxi ». Nous n’avons trouvé aucune statistique publique sourcée (Insee, Dares, rapport officiel) sur le revenu des taxis à reprendre ici. Les montants qui suivent sont des estimations du simulateur à partir de vos hypothèses et des taux officiels de 2026, jamais une promesse.
La licence change tout : trois situations, mêmes recettes
Pour isoler l’effet de la licence, nous avons fait tourner le moteur du site avec les mêmes recettes, 1 500 € par semaine, sur 46 semaines et 50 heures hebdomadaires, au régime réel. Frais d’exemple pour le propriétaire : carburant 450 €, véhicule 500 €, assurance 250 €, entretien 90 €, divers 150 € par mois. Pour le locataire, nous retirons le véhicule et l’entretien, que le loueur assure selon service-public, et nous ajoutons le loyer parisien publié, 3 500 €. Pour l’acheteur, nous retranchons du net la mensualité d’un prêt de 10 ans sur le prix parisien publié, avec 40 000 € d’apport et 4,5 % de taux.
| Situation | Charges par an | Cotisations par an | Net par mois | Net par heure |
|---|---|---|---|---|
| Licence possédée (gratuite ou payée) | 17 280 € | 14 496 € | 2 579 € | 13,46 € |
| Licence louée 3 500 € par mois | 52 200 € | 3 171 € | 613 € | 3,20 € |
| Licence achetée à crédit (net moins 1 555 € de mensualité) | 17 280 € | 14 496 € | 1 025 € | 5,35 € |
Le propriétaire d’une licence obtenue gratuitement, ou déjà remboursée, garde le plus. Le locataire paie chaque mois un loyer qui dépasse largement les frais de véhicule qu’il évite. L’acheteur se situe entre les deux tant que court son prêt ; ensuite il rejoint le propriétaire. La ligne de l’acheteur est une approximation : les intérêts d’emprunt, qui réduisent en principe le bénéfice imposable et les cotisations, ne sont pas modélisés.
Avec 2 000 € de recettes par semaine, le même locataire passe à environ 1 818 € par mois selon le simulateur. Le calcul détaillé de l’achat contre la location est sur la page licence de taxi.
Les recettes : ce que dit le compteur, pas ce que vous espérez
Les recettes d’un taxi sont plafonnées par des tarifs réglementés et dépendent de facteurs qu’aucun texte ne chiffre : la ville, le créneau horaire, la part de courses réservées, la part de transports de patients sous convention avec l’Assurance maladie. C’est pourquoi le mini-simulateur part de vos recettes hebdomadaires, pas d’un nombre de courses imaginé par nous. Si vous débutez, demandez à des chauffeurs de votre zone ce qu’affiche leur compteur sur une semaine ordinaire, ou prenez les relevés d’un mois de location avant de vous engager dans un achat.
Le temps compte autant que le montant. À 50 heures par semaine, le net horaire du propriétaire de notre exemple ressort à 13,46 €. Travailler davantage augmente le revenu mensuel, mais le loyer d’une licence, lui, ne baisse pas pendant les vacances : le simulateur complet laisse régler le nombre de semaines travaillées.
TVA et cotisations : ce que l’État prélève sur les recettes
La TVA à 10 %
Le transport de voyageurs est taxé à 10 % (article 279 b quater du CGI). Tant que les recettes restent sous 37 500 € par an, la franchise en base dispense de la facturer ; elle tombe au-delà de 41 250 €, selon la fiche F21746. Or le compteur affiche un prix toutes taxes comprises : quand la TVA s’applique, elle se prélève sur vos recettes, sans que le client paie davantage. Dans notre exemple, cela fait environ 523 € par mois. Le détail, avec la récupération de la TVA sur les achats, est sur la page TVA du taxi et du VTC.
Micro-entreprise ou réel
En micro-entreprise, les cotisations sont un pourcentage des recettes hors taxes : 21,2 %, plus 0,3 % de contribution à la formation professionnelle des artisans (Urssaf), jusqu’à 83 600 € de recettes. Aucune charge n’est déduite de cette base. Au réel, les cotisations portent sur le bénéfice, après un abattement de 26 % prévu par la réforme de l’assiette sociale des indépendants, selon le barème des artisans.
Pour un propriétaire dont les frais restent modérés, les deux régimes donnent des résultats proches : environ 2 663 € par mois en micro contre 2 579 € au réel dans notre exemple. Pour un locataire, l’écart est massif, une perte d’environ 247 € par mois en micro contre 613 € au réel, parce que le loyer ne réduit pas la base des cotisations en micro. Le simulateur ne couvre pas la SASU, dont les cotisations n’ont pas été sourcées.
Le taxi salarié : un fixe et un pourcentage
Le salarié d’une entreprise de taxis ne possède pas de licence. Service-public décrit sa rémunération en deux parts : un salaire fixe, et un pourcentage du chiffre d’affaires réalisé chaque mois au compteur. Le véhicule est entretenu et assuré par l’employeur. La fiche ne donne ni montant de fixe ni taux de pourcentage, et nous n’en inventons pas : ils se lisent dans le contrat de travail.
Un plancher existe pourtant, celui de tout salarié : le Smic, 12,31 € brut de l’heure en 2026 selon service-public, soit environ 1 867 € brut par mois pour un temps plein de 151,67 heures. Le salariat retire le risque de la licence et du véhicule, et il compte pour l’accès à une licence gratuite : la priorité sur la liste d’attente va aux conducteurs qui ont exercé 2 ans.
Refaire le calcul avec vos chiffres
Le mini-simulateur en haut de page prend trois saisies, recettes, loyer de licence et heures, et garde les autres hypothèses en micro-entreprise. Le simulateur complet du revenu net laisse tout modifier : régime, semaines, carburant, assurance, véhicule. Pour comparer avec un autre métier de chauffeur, voyez combien gagne un VTC. Et si vous n’avez pas encore la carte, le parcours commence sur la page devenir chauffeur de taxi.