Revenu net d’un chauffeur de taxi ou de VTC : le simulateur
Vos courses, vos frais et votre statut ; les taux 2026 de l’Urssaf et des impôts. Le résultat : ce qui vous reste par mois et par heure.
Vérifié par Radif Partners · Charte éditoriale · Méthode et sources
Le simulateur part de ce que paient vos clients et retire, dans l’ordre, la TVA si votre chiffre d’affaires dépasse le seuil de franchise, la commission de la plateforme, les frais du véhicule et de l’activité, puis les cotisations sociales. En micro-entreprise, les cotisations valent 21,2 % du chiffre d’affaires hors taxe pour une activité de services artisanale, plus 0,3 % de contribution à la formation professionnelle ; au réel, le barème 2026 des artisans s’applique au bénéfice diminué d’un abattement de 26 %. Le transport de voyageurs est soumis à une TVA de 10 %, due au-delà de 37 500 € de chiffre d’affaires annuel. Toutes les valeurs d’activité sont des hypothèses à remplacer par les vôtres : nombre de courses, prix moyen, commission lue sur votre relevé, carburant, crédit ou location du véhicule, assurance. Le résultat est un revenu avant impôt sur le revenu, jamais une promesse de gain.
Revenu net estimé par mois (avant impôt sur le revenu)
1 839 €
9,60 € par heure travaillée · Par an : 22 069 €
| Chiffre d’affaires encaissé | 82 800 € |
| TVA à reverser (10 %) | − 7 527 € |
| Commission de la plateforme | − 20 700 € |
| Frais du véhicule et de l’activité | − 16 320 € |
| Cotisations sociales et formation | − 16 184 € |
| Revenu net | 22 069 € |
| Net par course après commission | 15,00 € |
- Chiffre d’affaires au-dessus du seuil de franchise (ou option) : vos prix contiennent 10 % de TVA.
Hypothèses retenues
Micro : 21,2 % de cotisations (15,9 % avec l’Acre) et 0,3 % de formation professionnelle sur le chiffre d’affaires hors TVA. Au réel : barème 2026 des artisans sur le bénéfice abattu de 26 %. Non compris : impôt sur le revenu (sauf versement libératoire), taxe de chambre de métiers, cotisation foncière des entreprises. Méthode et limites
Ce que le simulateur calcule
Le chiffre d’affaires annuel vient de vos courses par semaine, multipliées par le prix moyen payé par le client et par le nombre de semaines travaillées ; vous pouvez aussi saisir directement un chiffre d’affaires annuel. Viennent ensuite les retraits, ligne par ligne :
- TVA : aucune sous 37 500 € ; entre 37 500 € et 41 250 €, pas de TVA l’année du dépassement ; au-delà, ou si vous optez pour la TVA, le prix payé contient 10 % de TVA (code général des impôts, article 279 b quater).
- Commission : pour un VTC de plateforme, le taux que vous saisissez, appliqué au prix payé par le client.
- Frais : carburant ou recharge, crédit, location longue durée ou location du véhicule, assurance, entretien, et pour un taxi le loyer ou la mensualité de la licence.
- Cotisations : en micro, 21,2 % du chiffre d’affaires hors taxe (15,9 % la première année avec l’Acre pour une activité commencée depuis le 1er juillet 2026) et 0,3 % de formation professionnelle ; au réel, le barème 2026 de l’Urssaf.
Le net horaire divise le net annuel par vos heures réelles, attente et trajets à vide compris : c’est le chiffre qui se compare à un salaire.
Micro ou réel : ce qui change dans le calcul
En micro-entreprise, les cotisations portent sur le chiffre d’affaires, quels que soient vos frais : un chauffeur qui dépense beaucoup pour son véhicule cotise autant qu’un autre. Au réel, elles portent sur le bénéfice, chiffre d’affaires moins frais, diminué depuis 2026 d’un abattement de 26 % borné entre 1,76 % et 130 % du plafond de la Sécurité sociale (48 060 €). S’y ajoutent des cotisations minimales, dues même sans bénéfice. Le comparateur TVA et statut met les deux régimes côte à côte sur vos chiffres.
La garantie des plateformes
Les accords signés entre plateformes et représentants des chauffeurs prévoient un revenu minimal de 9 € par course, commission déduite, et service-public mentionne aussi 30 € par heure et 1 € par kilomètre. Quand votre prix moyen, commission déduite, tombe sous 9 €, le simulateur le signale : c’est le moment de relire vos relevés.
Ce que le simulateur ne fait pas
Il ne calcule pas l’impôt sur le revenu du foyer, la cotisation foncière des entreprises, la taxe pour frais de chambre de métiers ni la régularisation des cotisations l’année suivante. Il ne modélise pas la SASU. Il ne promet aucun revenu : il applique des taux officiels à vos propres hypothèses. Les sources et les limites sont détaillées dans la méthode.